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Chronique du Sud : Les soins de santé maternels en Afrique (in het frans)


Le mercredi à 08h40, retrouvez la Chronique du Sud sur Antipode, la radio du Brabant Wallon.
Chaque semaine, Stéphanie Merle de notre département Education au Développement vous propose quelques réflexions sur l'état du monde, la coopération au développement et les rapports Nord/Sud.
Cette semaine, penchons-nous sur « les soins de santé maternels en Afrique »

 

Bonjour,

Nous sommes dans l’est de la République démocratique du Congo, au Sud Kivu. Malgré la paix retrouvée, il y a encore de la violence.
Ce n’est pas facile de mener des actions durables pour la santé des populations. Le leitmotiv reste d’être proche des gens et de leurs besoins.

A l’inauguration d’une maternité à Ikoma, des femmes sont venues nous dire comme c’est important pour elles d’avoir une maternité proche de leur village. Ca permettra de prendre en charge les jeunes mamans et les enfants dans de bonnes conditions. Cette proximité va épargner à la famille des dépenses importantes comme le coût d’un déplacement du village vers l’hôpital. Mais surtout cette maternité évitera les déplacements dangereux souvent longs, tardifs, et effectués dans des conditions précaires.

La pyramide des soins de santé, c’est le nom qu’on donne à l’organisation des soins. Près de la population on trouve les centres de santé. Dans ces centres, ce sont souvent des infirmières qui assurent la vaccination, les soins ou les consultations prénatales. 90% des soins se font à ce niveau. Au deuxième niveau de cette pyramide c’est l’hôpital général de référence. Là on trouve la médecine interne, la pédiatrie, ou encore la chirurgie. Et au troisième niveau, c’est l’hôpital universitaire avec toutes ses spécialités.

En Afrique, il manque un million de médecins, sages-femmes et infirmiers pour les populations les plus défavorisées.

C’est difficile de garder les médecins au niveau des centres de santé, dans les villages. Les médecins mariés qui acceptent de travailler au village laissent leurs familles en ville. Là, elles sont en sécurité. Ils viennent alors les voir souvent. Ils ne ratent pas une occasion de se rendre en ville pour rester en contact avec leurs confrères ou s’approvisionner en médicaments.
Au village il n’y a pas l’électricité, ni Internet et le matériel médical est rudimentaire. Et ce n’est pas le salaire de 200 euros qui les fera rester.

Alors que deviennent ces médecins formés en RDC ?

Beaucoup partent vers la pratique privée ou vers un emploi sous-qualifié à l'étranger… Ils sont au Rwanda, au Burundi, au Mozambique, ou encore dans les pays industrialisés. D’ailleurs, les médecins congolais sont tellement nombreux en Afrique du Sud qu’ils sont convaincus que le succès de la médecine dans ce pays a été possible grâce à la présence des Congolais.

En vous laissant sur ces réflexions, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine...

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