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Chronique du Sud : Accaparement des terres (in het frans)


Le mercredi à 08h40, retrouvez la Chronique du Sud sur Antipode, la radio du Brabant Wallon.
Chaque semaine, Stéphanie Merle de notre département Education au Développement vous propose quelques réflexions sur l'état du monde, la coopération au développement et les rapports Nord/Sud.
Cette semaine, penchons-nous sur l'accaparement des terres

 

Bonjour à tous,

Depuis les crises alimentaires et financières, les terres cultivables sont convoitées par les investisseurs.

Des pays comme l’Arabie Saoudite ou la Chine achètent ces terres par millions d’hectares, dans le Nord, mais surtout dans les pays du Sud.

Leur but: sécuriser l’approvisionnement alimentaire et échapper aux fluctuations des prix du marché.

Quand on leur prend leurs terres, les paysans des pays en développement n’ont souvent rien à dire. Sans titre de propriété, ils se font donc exproprier purement et simplement.

Les investisseurs étrangers qui acquièrent ces terres imposent leurs lois et leur modèle. Ils pratiquent une monoculture intensive pour l’exportation. Il n’est pas question ici de cultiver des fruits et des légumes pour les populations locales, non non. On parle de canne à sucre sur des milliers d’hectares pour procurer sucre et éthanol aux populations du Nord. Le tout en utilisant des pesticides et des engrais à fortes doses sans égards pour les sols et les nappes phréatiques.

En plus ce sont les terres les plus fertiles et proches des infrastructures qui sont visées.

Alors quelles règles doivent respecter ces investisseurs ? Pour l’instant au niveau mondial il n’existe pas vraiment de contrainte en matière de droits humains ou environnementaux. Il est donc grand temps d’en créer. La commission européenne planche d’ailleurs sur des principes d’investissement responsable que devront respecter les investisseurs européens.

C’est aujourd’hui qu’il faut faire pression pour intégrer des dimensions comme celle du droit des peuples à disposer de leurs ressources naturelles et du droit à l’alimentation.

En vous laissant à ces réflexions, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine.

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